625. Učíme se francouzsky. Interview.Conseils d’Inès de la Fressange pour réussir son entretien d’embauche. Video. B

  1. Transcription
  2. Vidéo
  3. Résumé en tchèque.

Transcription. Oser déplaire, c’est le meilleur moyen de plaire.

Chaque semaine, David Abiker parle entretien d’embauche avec une personnalité. Cette semaine, Inès de la Fressange, ancien mannequin aujourd’hui ambassadrice pour de nombreuses marques de luxe, parle de son métier de consultante et donne ses conseils aux jeunes qui veulent travailler dans la mode.

DA: Salut! Aujourd’hui, je reviens vers vous avec quelqu’un qui a passé beaucoup de castings, qui travaille dans un bureau décoré d’une façon à qui lui ressemble d’une certaine façon … et puis, avec quelqu’un qui va peut-être vous donner quelques tuyaux pour savoir comment aborder le secteur du luxe. On est avec Inès, Inès de la Fressange. … Bonjour Inès.

IDLF: Bonjour David.

DA: Inès, vous souvenez-vous d’un entretien qui est … qui vous ait marqué? Un entretien business … d’un entretien de recrutement – parce que des castings, vous en avez passé pleins – un entretien de boulot qui vous ait marqué, en bien ou un mal.

IDLF: Non, je me souviens que de la première fois quand je suis allée rue Cambon chez Chanel et euh… et il ne m’ont pas engagée. Enfin, c’est amusant avec le temps de se dire que la première fois que je suis chez Chanel, on m’a reprochée d’être trop grande et donc c’est encourageant pour plein de monde.

DA: Il y a quelque chose chez vous qui est assez formidable: c’est une énergie et une bonne humeur communicative. Vous n’êtes pas quelqu’un de sombre. D’où ça vient? D’où vient ce truc-là?

IDLF: Bah, je crois qu’il faut perpétuellement relativiser. C’est un exercice. C’est comme le sport — enfin, j’imagine, parce ce que le sport, je connais pas trop — mais il faut le faire régulièrement. (C’es)t un entraînement de se dire: „C’est pas très grave. C’est pas très important. „, et de prendre de la distance perpétuellement pour tout. Et puis, on a forcément des collaborateurs qu’on aime pas –

DA: Ah bon?!

IDLF: Enfin bon, dans toutes les entreprises du monde y a forcément des gens qu’on n’aime plus que d’autres… d’autres qu’on trouve bizarres. A partir du moment où on se dit: „Je ne l’aime pas“, il faut que je comprenne pourquoi je ne l’aime pas. Et puis de se dire: „De toute façon, l’autre a peur.“ Et euh, en règle générale, l’autre a peur. Et quand on voit ça, vous êtes en „Pourquoi il me fait cet effet, comme ça, à ce point là? „, on essaye d’analyser ça. Et si on admet la chose que la personne a peur, déjà on voit l’autre différemment.

DA: Vous êtes la première dans toute cette série de 200 épisodes, à me parler de la peur au boulot. Et je trouve ça intéressant comme cette …

IDLF: Mais c’était .. c’est pire que les maladies nosocomiales dans l’hôpital, la peur au boulot. C’est, c’est, ce n’est ni que ça… Quand on est dans une réunion, les gens ont peur de s’exprimer parce qu’ils ont peur d’être mal vus, ils ont peur de perdre leur boulot, ils ont peur de dire une connerie alors qu’on peut dire une connerie. Et souvent les patrons sécurisent pas suffisamment les employés eh… les rassurent pas. Parce qu’on est aimé, on est meilleur. Quand on est aimé, quand on se sent aimé, on essaie d’être à la hauteur de cet amour, déjà. Et donc quand on voit les choses comme ça, eh bah, ça vous donne beaucoup de légèreté et de gaieté dans son travail. Et puis euh, faut jamais déglinguer hein quelqu’un d’autre, en plus.

DA: Trois conseils à de jeunes femmes ou à de jeunes hommes qui euh se destinent euh à des carrières dans le luxe.

IDLF: Si on veut travailler dans la mode, on travaille dans la mode. Et euh euh il faut pas du tout parler de piston, d’aide. Justement au contraire, y a une véritable justice: si on est passionné, y a zéro problème. Mais il faut être passionné. Passionné, ça veut dire: lire les bouquins, regarder des journaux… si vous n’avez pas l’argent pour les acheter, on va à Beaubourg, à la bibliothèque ou je sais pas quoi où, on va sur Internet, on se renseigne, alors voilà. Se renseigner, être au courant et euh, parce qu’avoir de la passion et le véritable intérêt, c’est le meilleur CV du monde quoi. Et ensuite, c’est le travail, le travail, le travail. Parce qu’on pense que c’est un métier très glamour, alors qu’on travaille énormément dans la mode. Alors le dernier conseil pour travailler dans la mode: il faut savoir exactement ce qu’on veut faire, hein. On peut pas dire: „Je veux travailler dans le luxe ou dans la mode quoi“. Ca veut rient dire. Donc en fait, méfiez-vous de ce que vous désirez parce que ça risque de se réaliser. Et alors il faut juste formuler ses souhaits. Et puis comme la petite lampe d’Aladin: trois souhaits.

DA: Vous êtes dure en affaires ou vous déléguez ça?

IDLF: Eh bien, je crois qu’il faut euh… je crois qu’il faut savoir formuler ce qu’on veut. Y a un moment donné où il faut accepter le fait oser déplaire. C’est le meilleur … le meilleur moyen de plaire, hein? Et puis alors ça, ça s’apprend avec le temps. Et alors ça va pas être dur en affaires et me euh, je suis consultante oui, et pour des boîtes comme ça. Parce que très souvent bon je m’aperçois qu’avec très peu de conseils, ça pourrait être beaucoup beaucoup mieux, surtout avec un regard extérieur, c’est-à -dire quelqu’un qui est concerné puisque quelqu’un qui y travaille, mais en même temps qui vient du dehors.

DA: Qu’est-ce qu’on achète à Inès?

IDLF: La la la parole, la critique, la vérité, la spontanéité, la sincérité et puis bon, des années d’expériences quand même.

DA: Quel est le défaut que vous n’avez pas? On peut tout dire, Inès. Juste une seule chose.

IDLF: Le défaut que j’ai pas? Je sais pas, j’ai tous les défauts. Eh ouais!

DA: Une qualité professionnelle dont vous êtes dit quand vous quittez le métier de mannequin qu’il vous faudrait acquérir assez rapidement ou qu’elle vous manquée?

IDLF: D’être un peu … d’être un peu ordonnée. Et alors je me dis encore voilà qu’il faudrait que j’apprenne à travailler que … qu’y a un conseil … doit y avoir des coachs comme ça et qu’ils vous disent : „Eh voilà, de 10h à 10h et demie faut faire ça et de 10h et demie à 11h“. Et ça, je crois que ça s’apprend.

DA: Merci Inès.

IDLF: Merci à vous.

Vidéo.

Résumé en tchèque

Inès de la Fressange, bývalá modelka, současná majitelka stejnojmenné značky, podnikatelka a poradkyně pro firmy v oblasti módy a luxusu, je pozvaná do pořadu Davida Abikera Cadremploi, aby poradila lidem, kteří chtějí v tomto sektoru pracovat. Neustále se cvičit v relativizování, aby si člověk udržel odstup a dobrou náladu. Analyzovat, proč některé kolegy nemáme rádi (podle ní za tím vězí strach). Nevěřit na protekci a žít svojí prací, zajímat se, co se v branži děje a neustále se učit. Umět přesně formulovat, co chceme, a dát si pozor na to, co chceme, protože se to může vyplnit. Mít odvahu nesnažit se zalíbit, protože to je nejlepší způsob, jak se líbit. Mimo jiné mluví o strachu v práci jako o nejhorší nemoci, co člověk může chytnout, i o svých službách pro firmy. Říká, že má všechny nedostatky a že se potřebovala naučit organizovat si čas.

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