450. Francouzská četba. Héloïse, ouille! C.

Jestli jste zarytí odpůrci erotiky nebo ti, co těžko připustí, že i svatí mají tělo z masa, krve a kostí, které jim může skýtat spoustu rozkoší, tedy i nesnází, raději po této knížce nesahejte. Asi by vás znechutila svou všudypřítomnou živočišností a smyslností na hranici perverze. Ale nemyslím, že by se příběh dvou slavných středověkých milenců Héloïse a Pierra Abélarda tak, jak ho interpretuje Jean Teulé, dal zredukovat na pornografický paperback. Pro mě je Jean Tuelé rarášek, který umí svou osobitou směsicí archaizmů a černého humoru vyprávět příběhy lidí, co se dávno obrátili v prach, jako by se odehrály dnes. Askeze potřebuje obžerství, cudnost neřest, moudrost stupiditu, tělo ducha, svatost pokušení, ušlechtilost vulgaritu, zdraví nemoc, něha krutost. To tvoří harmonii našeho světa. Aspoň myslím.

Bonne lecture! Iréna

Extrait 1

— Oh, là, là, grogne un scolare, c’est bien la peine qu’on ait fait une halte devant la demeure de celui-là…

— Grattez les couilles du vilain, il vous chiera dans la paume! rote un autre.

Et, titubant, ils s’éloignent en se confiant à tue-tête de supposés exploits récents:

— Par le cœur de Dieu, j’ai rudement foutu ce soir et tu sais qui? Ermeline. J’en ai joui de tous les côtés. Je lui ai bien percé son tonneau!

— Moi, j’ai honoré avec générosité une chambrière qui amasse aussi des deniers à la grande sueur de son cul. Ah, je lui ai fait suinter son lard!

— Ecoute-moi ces prétentieux…, sourit leur célèbre maître* près de la jolie élève blonde** qui le tient dans ses bras. Ces brodeurs de faits d’armes ne trompent personne. Hier, j’en ai entendu un se vanter d’avoir foutu dix-sept fois au cours d’une nuit. Dix-sept fois…

— Eh bien quoi? relativise Héloïse. Si tu commence en fin d’après-midi et que ça dure jusqu’au lever du soleil… Il y a quelque temps, le jour où mon oncle est parti voir l’évêque d’Orléans pour les fêtes de Pâques, je me souviens qu’avec le jongleur sous la bâche de sa charrette, au matin, c’est moi qui lui ai dit d’arrêter. Je n’en pouvais plus. Je me rappelle que je dégoulinais également de sueur entre les seins et qu’après, toute la journée, j’avais mal au ventre tellement son bourdon était grand et gros…

Extrait 2 D’une lettre de l’abbesse Héloïse à l’abbé Abélard.

Tu m’a voué à ton dieu avant de t’y vouer toi-même, as tenu à venir vérifier que je serais bien la première de nous deux qui prononce ses vœux définitifs sans doute par crainte que je me dérobe au dernier moment; précaution qui, je l’avoue, m’a fait souffrir douloureusement comme d’un manque de confiance et m’a couverte de honte. Or, ton dieu le sait, je n’aurais pas, moi, hésité à te suivre, à te précéder si tu l’avais voulu, même dans le cratère en éruption d’un volcan car mon cœur n’était pas avec moi mais avec toi et, aujourd’hui plus que jamais, s’il n’est pas avec toi, il n’est nulle part. Alors je t’en supplie, écris-moi.

Héloïse, ouille! Jean TEULE, Julliard, Paris, 2015.

P. S. Více např. https://www.babelio.com/livres/Teule-Heloise-ouille-/691314

P. S. S. Povedený článek o Héloïse a Abélardovi  najdete na slovenském webu http://www.sietovka.sk/?p=8906

 

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